3 rue Alfred-Dehodencq (16e arrondissement)


C�est pour une demoiselle, Mlle Baconnier, que le tr�s �l�gant Du Bois d'Auberville con�ut ce ravissant h�tel particulier. L��uvre est tardive, puisque la demande de permis de construire ne fut pas publi�e avant le le 27 mars 1911. Elle n�est malheureusement sign�e, ni de l�architecte, ni de Pierre Seguin, le sculpteur qui lui fut longtemps fid�le.
L��difice se signale par un m�lange de simplicit� parfois aust�re et d�exub�rance r�jouissante, dont Seguin se chargea presque enti�rement. Ainsi, � c�t� d��l�ments tr�s sobres, simples ponctuations destin�es � souligner les lignes principales de la composition architecturale, nous trouvons de v�ritables reliefs naturalistes, en particulier sous forme de panneaux, plac�s entre les fen�tres des �tages interm�diaires. Le petit bow-window central, v�ritable axe visuel de la fa�ade, fait l�objet d�une d�coration particuli�rement soign�e, avec son amusante et ing�nieuse jardini�re de pierre.



Mais c�est l�entr�e de la maison qui retient essentiellement l�attention. Les deux portes - clairement singularis�es par leurs largeurs diff�rentes - sont reli�es par un motif floral d�une surprenante mise en page, certainement inspir�e par la fa�on dont on illustrait alors certains journaux, par des bandeaux ornementaux au format �troit clairement japonisant. Le tympan, pour sa part, propose une ravissante jeune femme - �vocation certaine de la commanditaire, � d�faut d�y supposer un portrait v�ritable -, perdue au milieu des champs et saisissant de sa main droite une gerbe de bl�s. Le style de Seguin s�y retrouve enti�rement, dans le d�tail tr�s pr�cis des fleurs comme dans l��l�gance raffin�e de tous les motifs.