
Les quelques �difices d�influence arabisante, d�j� publi�s � l�occasion de ce jeu, semblent avoir bien plu, puisque A. R. nous envoie cette imposante villa construite dans une station baln�aire (et thermale) des Pouilles, pr�s d�Otrante. Son nom vient de l�entrepreneur Oronzo Sticchi, qui en fut le constructeur, probablement aussi le concepteur et certainement l�heureux b�n�ficiaire.
L��difice est bien ant�rieur � l��poque de l�Art Nouveau, puisqu�il date de 1885, mais il participe � ce go�t �exotique� qui permettait d��chapper � l�acad�misme : n�o-gothique et orientalisme, par ce d�sir de renouveau pittoresque, ont largement contribu� � l��mergence du Modern Style.

L�influence arabe permit l�introduction, dans l�architecture occidentale, de formes originales, mais aussi de la couleur, et pas uniquement par le biais de la c�ramique. Bleue et ocre, la villa Sticchi joue compl�tement le jeu de cette architecture orientale de fantaisie, gr�ce � son imposante coupole, ses diff�rentes galeries aux belles colonnes diversement ouvrag�es, la qualit� de quelques-uns de ses �l�ments d�coratifs. On notera, � ce propos, la beaut� des ornements g�om�triques des escaliers ext�rieurs, la belle dentelle de pierre couvrant certains panneaux, le rev�tement dor� de la loggia de la fa�ade principale.
Sticchi a construit les thermes de cette charmante petite ville, � partir de 1899. Il fut donc une personnalit� locale, m�me si A. R. nous informe que son entreprise �tait n�anmoins install�e � Maglie.

Beaucoup de ces folies ont malheureusement disparu. La r�gion lilloise - pour faire une comparaison avec la France - fut litt�ralement couverte de ces �tranges palais orientaux, aujourd�hui disparus. Mais, ailleurs, on ne compte plus les imitations du palais du Bardo, qui avait �t� �difi� au XVe si�cle � Tunis, qui fut l�un des mod�les principaux de cette mode, qui fut toujours temporaire, mais cyclique, depuis la fin du XVIIIe si�cle.