
Nous avons d�j� rencontr� C. A. Lemaire, alors qu�il lotissait toute la rue de Capri, entre 1909 et 1910. Quelques ann�es plus t�t, il avait fait une exp�rience presque similaire dans la rue Beaugrenelle, une autre courte voie, ouverte sur la rue Saint-Charles. Mais l�unit� de style ne fut pas ici au rendez-vous. A cela, deux raisons principales. La premi�re tient aux cinq ann�es (1904-1909) qui furent n�cessaires pour achever le lotissement. La seconde nous est sugg�r�e par la pr�sence d�un architecte diff�rente, du nom de Michel, qui y �difia quatre immeubles en l905. Ainsi, malgr� ses dix �difices, Lemaire ne pouvait pas pr�tendre � une quelconque unit� dans la rue, avec un programme d�coratif homog�ne. Nous constatons d�ailleurs qu�il en fut tr�s rapidement convaincu, ne cherchant nullement � cr�er cette impossible harmonie, et se contentant m�me d��tre parfois un simple b�tisseur. Ses demandes de permis furent publi�es le 13 f�vrier 1904, le 10 juillet 1905 (pour notre n�14), le 5 octobre 1906, les 10, 11, 12 et 19 f�vrier 1908 (pour six �difices), et le 29 janvier 1909.


Les immeubles les plus int�ressants sont aux num�ros 8 et 14. Le premier se signale par un joli d�cor floral, � base de pommes de pin, de roses et de feuilles de chardon. Mais le second est beaucoup plus vari�, tant par ses mat�riaux, faisant un large usage de la c�ramique - brique, parfois �maill�e, et panneaux de gr�s -, que par la diversit� de ses motifs d�coratifs. On ne s��tonnera donc pas que l�architecte ait �t� �galement le propri�taire de cet �difice populaire, forc�ment modeste, mais travaill� avec beaucoup d�attention.
La porte d�entr�e elle-m�me, avec son joli encadrement, se signale comme la plus inventive de toute la rue.